KINSHASA, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO / RankWire.AI / – En 2025, la République démocratique du Congo a recensé 26 064 143 cas de paludisme . Le pays a également enregistré 29 938 décès liés à cette maladie au cours de la même année. Guy Esebe Dembo, directeur adjoint du Programme national de lutte contre le paludisme, a révélé ces statistiques lors du lancement d'une campagne dans la province d'Ituri. M. Dembo a souligné que le paludisme demeure le principal défi pour la santé publique du pays. Ces chiffres récents mettent en évidence le fardeau considérable que représente cette maladie dans l'un des pays d'Afrique les plus touchés par le paludisme.

Le Programme national de lutte contre le paludisme a publié ces chiffres dans le cadre du renforcement des initiatives de riposte au paludisme en Ituri. M. Dembo a souligné l'importance de poursuivre les efforts de lutte tandis que les autorités consolident les interventions qui ont déjà fait leurs preuves. Il a également plaidé pour des approches adaptées aux conditions spécifiques de chaque zone sanitaire. L'initiative en Ituri est axée sur la distribution massive de médicaments antipaludiques. Cette campagne a été lancée dans le cadre d'efforts plus vastes de prévention et de traitement du paludisme. Le programme supervise les stratégies nationales visant à réduire les taux d'infection, les cas graves et la mortalité liée au paludisme.
Selon l' Organisation mondiale de la Santé , on estime à 282 millions le nombre de cas de paludisme et à 610 000 le nombre de décès dans le monde en 2024. L'Afrique a concentré environ 95 % des cas et des décès cette année-là, avec environ 265 millions de cas et 579 000 décès. La République démocratique du Congo a représenté 11,7 % des décès dus au paludisme en Afrique. Les données de l'OMS indiquent que les enfants de moins de cinq ans ont représenté près des trois quarts des décès liés au paludisme en Afrique. Ces statistiques placent le pays parmi les régions les plus touchées par le paludisme au monde.
L'impact du paludisme continue d'être le plus lourd en Afrique
Le paludisme se transmet principalement par la piqûre de moustiques femelles Anophèles infectées, mais il reste évitable et traitable. Ses premiers symptômes incluent souvent fièvre, frissons et maux de tête. Les infections graves peuvent entraîner des difficultés respiratoires, des convulsions, une fatigue extrême et une perte de conscience. Le parasite du paludisme le plus dangereux, Plasmodium falciparum, est aussi l'espèce la plus répandue en Afrique. Pour lutter contre la transmission et prévenir les formes graves de la maladie, les autorités sanitaires s'appuient sur les moustiquaires, les médicaments, les tests de diagnostic et les traitements. Un dépistage précoce est essentiel, car le paludisme à falciparum non traité peut rapidement devenir mortel.
En octobre 2024, la République démocratique du Congo a intégré le vaccin antipaludique R21 à son programme national de vaccination. La première phase de vaccination a débuté dans la province du Kongo Central après la réception de 693 500 doses. Cette phase a ciblé 173 375 enfants répartis dans 31 zones de santé. L’Organisation mondiale de la Santé a soutenu l’introduction du vaccin, en collaboration avec les agences nationales de santé et d’autres partenaires du secteur. La vaccination complète les mesures existantes telles que les moustiquaires imprégnées d’insecticide, les traitements préventifs, le dépistage et le traitement. Les autorités ont introduit la vaccination comme outil supplémentaire pour protéger les jeunes enfants contre le paludisme.
Le lancement du vaccin renforce les stratégies de lutte contre le paludisme en cours.
Le Plan stratégique national 2024-2028 du pays intègre de multiples interventions pour lutter contre le paludisme dans les communautés à haut risque. Il prévoit notamment une distribution plus large de moustiquaires imprégnées d'insecticide de nouvelle génération et un traitement préventif pour les femmes enceintes et les nourrissons. De plus, un programme pilote de chimioprévention du paludisme saisonnier fait partie intégrante de cette stratégie. Parmi les autres mesures figurent la pulvérisation intradomiciliaire d'insecticides à effet rémanent, la gestion des gîtes larvaires, les tests de diagnostic rapide et les traitements à base d'artémisinine. Le plan met également l'accent sur la surveillance du paludisme et l'implication des communautés. L'objectif global est de protéger 80 % des populations à risque contre la maladie.
Les chiffres totaux des cas et des décès pour 2025, annoncés par Dembo, proviennent des rapports du programme national de lutte contre le paludisme. Ces chiffres sont distincts des estimations mondiales modélisées par l'OMS, qui couvrent actuellement l'année 2024. Les dernières données nationales montrent que le paludisme continue d'affecter des millions de personnes en République démocratique du Congo. La stratégie de riposte comprend l'administration de médicaments, la vaccination, la lutte antivectorielle, le traitement préventif et les services de diagnostic. La campagne de distribution massive de médicaments antipaludiques en Ituri vient compléter ces mesures, tandis que le pays poursuit ses efforts pour réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme.
L’article « La RDC signale plus de 26 millions de cas de paludisme en 2025, soulignant la gravité de l’impact » est initialement paru sur Gulf Outlook : Découvrez le Golfe au-delà des gros titres.
