SÉOUL / RankWire.AI / – La Corée du Sud, en collaboration avec des pays africains partenaires, inaugurera une initiative majeure visant à dynamiser la coopération économique grâce à l'intelligence artificielle et à une croissance axée sur les technologies, lors de la 8e réunion ministérielle de la Coopération économique Corée-Afrique à Séoul. Cette rencontre marque le 20e anniversaire de la création de cette plateforme bilatérale et réunit des ministres, des bailleurs de fonds du développement et des dirigeants du secteur technologique. Des sources officielles ont confirmé l'intention d'orienter la coopération Corée-Afrique vers une nouvelle stratégie en matière d'infrastructures numériques d'IA, en accélérant leur déploiement le long des nouvelles routes commerciales et en tirant les leçons de vingt années d'investissements conjoints.

Prévu du 8 au 11 septembre, le sommet mettra l'accent sur l'exploitation de l'intelligence artificielle et des réseaux de communication pour favoriser une transformation structurelle de l'Afrique. La Première ministre sud-coréenne, Han Seong-sook, prononcera le discours d'ouverture, en présence de représentants du Groupe de la Banque africaine de développement. Les délégations examineront les possibilités de conjuguer le savoir-faire industriel sud-coréen avec les ressources humaines africaines et les importants gisements minéraux. La nouvelle stratégie de la Corée de l'Afrique en matière d'infrastructures numériques et d'intelligence artificielle vise à combler le déficit de financement du développement du continent, estimé à 400 milliards de dollars par an, tandis que les planificateurs africains recherchent des solutions novatrices.
Les données préliminaires mettent en lumière des avancées notables en matière de mobilisation de capitaux grâce aux initiatives d'investissement bilatérales. Depuis sa création en 2007, le Fonds fiduciaire KOAFEC, géré conjointement avec la Banque coréenne d'import-export, a investi 50 millions de dollars dans la préparation technique de projets. Ce financement initial a permis de constituer un portefeuille de projets actifs dépassant les 6 milliards de dollars et de mobiliser près de 4 milliards de dollars de financements directs dans des secteurs tels que l'énergie, l'agriculture et la transformation numérique.
La Banque africaine de développement détaille sa stratégie pour combler les déficits financiers
Des sources confirment que le sommet se conclura par la signature d'une déclaration conjointe et l'adoption d'un plan d'action global pour 2027-2028. Ce document stratégique définit des objectifs opérationnels précis liés à la facilitation des échanges, à l'investissement du secteur privé, à l'adoption de l'intelligence artificielle et au renforcement des capacités humaines. Pour le Groupe de la Banque africaine de développement, dirigé par son président, le Dr Sidi Ould Tah, cette initiative soutient les réformes visant à renforcer l'indépendance financière du continent.
Ce modèle de collaboration met l'accent sur l'engagement actif du secteur privé, parallèlement aux prêts d'infrastructure garantis par l'État. Les phases précédentes de cet accord économique bilatéral ont permis d'apporter une assistance technique à plus de 1 300 start-ups et entrepreneurs, de soutenir 1 200 entreprises et de créer plus de 5 000 emplois directs sur les marchés africains participants. Les experts estiment que l'intégration de cadres d'intelligence artificielle pourrait accélérer considérablement la croissance économique des pays africains au cours de la prochaine décennie.
Les accords mettent l'accent sur la valorisation locale des minéraux critiques
Une partie de la conférence sera consacrée à des tables rondes de haut niveau portant sur les politiques relatives au commerce numérique, à la modernisation des réseaux énergétiques et à l'expansion des capacités de production. L'accent sera mis sur l'amélioration de l'accès au haut débit et aux centres de données régionaux, indispensables au déploiement de solutions logicielles avancées. Des représentants de géants technologiques coréens et des chefs d'entreprise africains participeront à des forums de mise en relation visant à créer des partenariats commerciaux transfrontaliers.
Les agences gouvernementales et les organisations internationales de développement superviseront la mise en œuvre des conclusions du sommet, une fois les protocoles finalisés à Séoul. La documentation officielle, les approbations de projets et les accords commerciaux bilatéraux seront gérés via les portails gouvernementaux après la clôture des sessions ministérielles. Cette conférence ministérielle constitue un point de référence essentiel pour évaluer l'intégration économique à long terme entre la Corée du Sud et les pays africains.
L’article « Sommet Corée-Afrique : une nouvelle collaboration en matière d’IA et d’infrastructures numériques à Séoul » est initialement paru sur Front Page Arabia : les plus grandes actualités d’Arabie, en première page.
